Viv(r)e nos différences !

Viv(r)e nos différences !

Je dédie ce psybonheur à tous ceux ou celles qui se sentent un peu différents des autres et qui subissent l'intolérance de ces autres un peu trop différents eux-mêmes pour comprendre. En fait, j'aimerais aussi que ces autres prennent conscience de l'importance des différences dans nos vies et des difficultés que peuvent provoquer nos différences.

La polémique lancée par le Dr Mailloux la semaine dernière (« Les noirs ont un Q.I. inférieur aux blancs ») a fait couler beaucoup d'encre (souvent avec raison d'ailleurs). Quant à moi, plusieurs personnes ont réussi à dénoncé le côté le plus malheureux de tels propos : l'intolérance vis-à-vis la différence, celle qui conduit inévitablement à la haine et aux istes de ce monde (racistes, sexistes, pondéristes, agistes, etc.). Malheureusement, certains sont tombés dans le panneau en se comportant exactement comme ceux qu'ils voulaient (peut-être, quoi qu'il soit difficile de comprendre vraiment ce qu'ils voulaient) dénoncer. Je vous propose de lire ci-dessous l'article qui m'a fait sursauter et deux textes de personnes qui y ont réagi (heureusement !). Attention, si vous êtes sensible comme moi, vous risquez d'être pris d'une overdose émotionnelle : rire, curiosité, malaise, colère, déception, injustice, tristesse, espoir et... bonheur de sentir qu'on a le droit d'être différent ! C'est ce genre de psybonheur que me font vivre des personnes comme celles qui ont écrit les deux derniers textes... une certaine Marie-Pascale, entre autre. :-)

José, 5 octobre 2005.

 

Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu'un atome.
[ Albert Einstein ]

 

 

Un Q.I. relish moutarde S.V.P.

Tout le remous médiatique sur le Q.I. m'apparaît actuellement un débat creux qui manque nettement sa cible. Les tests de Q.I. ont beau être des prédicteurs fiables de la réussite scolaire, il y a plein de choses qu'ils ne mesurent pas. Des trucs drôlement importants comme d'être capable de fonctionner en société. J'en prendrai pour exemple une anecdote qui date maintenant de plus de huit ans mais, qui encore aujourd'hui me fait sourire.

J'avais été invité à donner une conférence sur la notion de risque infectieux à une assemblée locale du groupe Mensa Québec. La société Mensa est une association dont les membres ont obtenu à un test d'évaluation un résultat les classant dans les 2 % des quotients intellectuels les plus élevés de la population. Honnêtement j'avais rarement vu pareil échantillonnage d'inutiles !

J'ai tout d'abord cru m'être trompé de salle et avoir malencontreusement fait irruption dans une réunion de joueurs de bowling compulsifs. Ils étaient à peu près tous gros et n'avaient rien à se glorifier dans la chair, toute tentative esthétique ayant probablement été « sucée » et réduite à néant par leur Q.I. hypertrophié. Le vice-président, petit homme chauve, nerveux, visiblement investi d'une mission salvatrice et affublé de « gougounes » de plage m'a souhaité une molle et condescendante bienvenue. Impossible pour moi de faire marche arrière. Les autres génies, une quinzaine, étaient agglutinés en groupuscules. En autant que j'ai pu saisir quelques bribes de conversations, je puis dire que ça ne volait pas haut. Un salmigondis d'insignifiances diverses et de surenchère de mots volaient de toute part. Et chacun pérorait en ne regardant pas son interlocuteur qui tentait, par ailleurs, vainement d'interrompre l'autre pour avoir, lui aussi, l'occasion de s'écouter parler.

Sans être inconfortable, il faisait pour le moins chaud par ce magnifique après-midi ensoleillé. Aussi me suis-je interrogé sur la grosseur du cerveau du type- qui parlait d'ailleurs seul- qui avait eu la brillante idée de se couvrir d'un épais manteau bleu marine et d'une édifiante casquette des Expos blanc foncée ! Il était auréolé d'une consternante odeur de dessous-de-bras à laquelle se mêlait une haleine d'ail digéré se faufilant à travers une dentition brunâtre en attente- sans doute vaine- d'un travail de réfection que je jugeai considérable. Je vous épargne la description des autres « savants » dont la vue, en autant que je me rappelle, étaient tout aussi peu réjouissante.

Tout en mettant la dernière main à ma présentation, je jetais un coup d'oeil vers l'entrée de la salle. Ma peur était de voir surgir des représentants des médias, et une réelle terreur me prit en m'imaginant photographié dans les journaux en compagnie de ce troupeau d'inadaptés sociaux. Heureusement pour moi, la réunion de ces « Einstein », ne fit l'objet dans le journal Le Soleil de Québec, que d'un petit paragraphe flanqué d'une réclame pour du papier hygiénique à 0,39 $ et d'une annonce vantant les mérites d'un tout nouveau laxatif « biologique ».

Ma conférence terminée, j'ai été cordialement convié à me joindre aux « sélectionnés » pour engloutir quelques hot dogs au B.B.Q. extérieur. Édifiant spectacle, c'est le moins que je puisse dire, où l'intelligence brute s'est trouvée mise en contraste avec l'absence de savoir-vivre, de savoir manger et de savoir comment extirper du ketchup d'une bouteille sans s'en couvrir généreusement la bedaine ! J'ai même dû expliquer à un des « Élus », qui semblait aussi démuni qu'une sardine à l'huile, à secouer le pot de relish pour en faire descendre le peu de garniture qui en restait, au lieu de s'obstiner à le presser comme un tube de pâte dentifrice. Et je ne vous conte pas des bobards.

J'ai eu, cette journée-là, la plus fascinante démonstration que l'intelligence sociale ne saurait être mesurée par la capacité à aligner des figures géométriques et à deviner les chiffres d'une série. Je suis rentré chez moi ce soir-là, heureux d'ignorer mon Q.I. Je l'ignore encore et pour tout vous dire, je n'en ai cure. L'important, c'est le lot d'expériences qu'apporte chaque jour nouveau qui fait que tout le monde, le soir venu, se couche moins niaiseux que la veille.

Jean Barbeau.
L'auteur est professeur à la faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal.
Catégorie : Éditorial et opinions, La Presse, 2005.

 

Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés.
[ Victor Hugo ]

N.B. Ce texte d'une bêtise inimaginable fait une démonstration lamentable de l'intolérance envers ce qui est différent et se centre exclusivement sur des jugements de valeurs basés sur l'apparence. Il n'y a rien du tout dans ce texte de Barbeau qui ressemble à un psybonheur. Ce n'est qu'un ramassis de commentaires désobligeants inspirés par quelqu'un qui avait vraiment besoin de rabaisser les autres pour se sentir bien dans sa débilité profonde. Presque 20 ans plus tard, il me donne encore la nausée et m'enrage. 

Heureusement. il y a les textes ci-dessous pour me faire vivre des psybonheurs : se permettre de vivre nos différences et de les défendre pleinement.

José. novembre 2023.

 

 

Mensa répond aux injures

Monsieur Jean Barbeau

Je vous remercie de la lettre que vous avez écrite sur nous, les membres de Mensa, et qui a été publiée dans La Presse de vendredi dernier. J'ai bien rigolé. Quoique je ne me reconnaissais pas dans tout ce que vous avez écrit, j'avoue être déjà allé travailler en pantoufles par mégarde alors que j'enseignais à l'Université. Quant aux crânes chauves dont vous parlez, mon début de cinquantaine m'en rapproche malheureusement de plus en plus mais je ne comprends pas pourquoi vous trouvez que cela fait de moi un être répugnant et méprisable. Je ne comprends pas non plus pourquoi vous présentez comme des tares le fait d'aimer les quilles, de souffrir d'embonpoint, d'être nerveux ou frileux ou encore d'avoir des problèmes de dentition.

On dit que les injures informent plus sur la personne qui les profère que sur celle qui en est victime. Je ne vais donc pas répliquer à celles que vous proférez à mon égard ni à celui de mes collègues mais à titre de président de la section Montérégienne de Mensa International. Permettez-moi de vous parler de ma perception du quotient intellectuel ou QI. D'abord, il faut rectifier une croyance par trop répandue. Pour cela je citerai un animateur de radio bien connu qui disait l'autre jour à son émission : « La qualité la plus appréciée par les gens en général est l'intelligence ». Cet homme se trompe. L'intelligence n'est pas une qualité humaine. C'est une caractéristique comme le fait d'être né dans un pays riche ou d'avoir des parents qui ont les moyens de nous payer l'ordinateur le plus performant. Cela ne fait pas de celui qui le possède une meilleure personne ni une moins bonne personne. Tout dépend de ce qu'on fait avec. Voyez où cette idée peut mener. Cet animateur pratique son métier avec cette conviction erronée et ne rate aucune occasion d'étaler son intelligence avec ses invités, les écorchant souvent au passage sans s'en préoccuper.

On me demande souvent : « Qu'est-ce que ça veut dire avoir un QI élevé ? » Je réponds : « Ça veut dire avoir répondu correctement à des questions sur un test de QI. C'est tout. » Personne ne sait si ce test tient compte d'assez de paramètres pour être significatif. Tout le monde sait que ce test n'est pas universel et contient des éléments culturels. Des études ont démontré que les résultats aux tests de QI des immigrants s’élève après avoir vécu 5 ans dans leur pays d’adoption. Pourtant leur intelligence est restée la même. Le QI ne nous informe pas sur l’imagination, la volonté, l’intuition, la gentillesse, la motivation, l'écoute, la générosité ni le caractère ; toutes des qualités qui facilitent les relations humaines et le cheminement social. Il informe sur la capacité de faire des connexions rapides, des liens entre des idées ou des images. Je dis souvent que vivre avec un QI élevé c'est comme travailler avec un ordinateur dont tous les logiciels seraient ouverts en même temps et interreliés. C'est parfois utile mais souvent épuisant pour soi-même et pour les personnes qui côtoient « l'ordi » en question. C'est pourquoi Mensa a été créé. Je m'y suis joint comme plusieurs pour tenter de résoudre mes difficultés d'intégration sociale. Je crois y être convenablement parvenu, en bonne partie, grâce au plaisir que nous trouvons à partager entre nous ce que vous appelez nos « salmigondis d'insignifiances et de surenchère de mots ».

Ce qui me plait dans Mensa c'est la diversité des âges et des intérêts des membres. Plusieurs viennent accompagnés de leur conjoint et de leurs enfants. La société est généralement divisée en groupes homogènes de tranches d'âge et d'activités professionnelles ou de loisir. Mensa, au contraire réuni des gens d'horizons parfois très éloignés mais qui ont tous cette curiosité « compulsive », comme vous dites, qui rend nos conversations passionnantes pour nous, qu'elles soient savantes ou banales et terre-à-terre. J'ajouterais que la plupart de nos membres sont plutôt sensibles, ayant vécu du rejet à cause de leur différence. C'est pourquoi aucun de nous n'a cru bon de faire parvenir une copie de votre article à nos consoeurs et confrères de Québec, histoire de leur épargner la lecture de ce que vous appelez leur « absence de savoir vivre ». En fait nous avons une tout autre vision de ce qu'est le « savoir vivre ».

Daniel Goleman, dans son livre L'intelligence émotionnelle disait: « Un QI élevé peut être un handicap et la maîtrise de ses émotions un atout. » A ce propos, permettez-moi de vous présenter pèle-mêle les quelques commentaires qu'a provoqués votre lettre sur notre forum de discussion. Six personnes (que je ne nommerai pas parce que je ne les ai pas consultées) se sont exprimées à ce sujet:

« Personnellement, je pense effectivement manquer d'habiletés sociales et mes goûts vestimentaires sont parfois douteux... »

« Cet article tombe carrément dans la méchanceté pure et dure. Jusqu’à dénigrer le physique de l’un ou l’autre des membres… ça ne vole pas très haut ! »

« Lorsque quelqu’un essaie sciemment de viser un groupe, que ce soit pour son origine sociale, ethnique, religieuse ou autre, ce n’est plus de la liberté d’expression mais un abus. Cet article est carrément haineux. Il incite à la haine et au mépris. »

« Peine pour lui. Et professeur en plus ! Quelle capacité d'humiliation et quel manque d'empathie humaine. »

« A quoi aurions-nous avantage à utiliser notre intelligence ? Peut-être, comme je le dis de plus en plus souvent, à la mettre au service des relations humaines. »

« Pauvre homme. Que ça doit être difficile de vivre avec toute cette haine, cette suffisance. Essayez d'imaginer une seule minute être dans sa peau. Essayez vraiment. Vous verrez, vous vous sentirez immédiatement privilégiés. Je me sens privilégiée, et soulagée. »

Pour terminer, permettez-moi de vous faire remarquer, monsieur Barbeau qu'à mon avis, vous avez fait preuve d'une grande intelligence dans votre lettre mais dans l'étalement que vous en avez fait, vous avez oublié de ménager les personnes dont vous parliez et qui vous avaient accueilli, selon votre propre récit, avec beaucoup d'égards.

Yves Langlois
L'auteur est cinéaste, psychosociologue et président de Mensa Montérégie.

 

Colère et intolérance sont les ennemis d'une bonne compréhension.
[ Gandhi ]

 

 

La flamme de l'intelligence est bien vulnérable :
le moindre souffle d'intolérance suffit à l'étouffer.
[ Anonyme ]

 

Intolérance au 2% ?


Bonjour,

Ma première réaction en lisant l'article de M. Barbeau fut l'incrédulité. Je ne pouvais pas croire que quelqu'un fasse preuve d'un tel mépris, d'une telle insensibilité, voire d'une telle cruauté gratuite. La superficialité des propos m'a d'abord laissée sans voix. Comment peut-on encore oser juger, et ce publiquement, les gens sur leur apparence ("gros", "petit", "chauve") et s'en considérer "moins niaiseux" ? Monsieur Barbeau parle beaucoup de savoir-vivre et d'habiletés sociales. Je dois dire que son article ne me laisse entrevoir aucune de ces qualités chez lui. Je ne crois pas que c'est en dénigrant un groupe d'individus qu'on devient une meilleure personne, bien que cela semble lui restaurer un certain sentiment de supériorité.

Je crois bien malheureusement que M. Barbeau fut simplement déçu de se rendre compte que les gens de Mensa sont aussi des êtres humains "ordinaires", avec toutes les faillibilités, tous les défauts des gens "normaux". Est-ce que M. Barbeau s'était fait un petit velours d'être convié à faire une présentation devant un public qu'il s'imaginait plus grand que nature ? « Des gens intelligents, triés sur le volet, un club sélect… Que ces gens doivent être éblouissants ! Qu'ils doivent être ceci et cela ! Peut-être que je suis meilleur puisqu'ils daignent m'inviter en leur auguste présence. » D'accord, j'en mets un peu beaucoup. Je ne voudrais pas faire de la psychologie sauvage mais je me demande tout de même si M. Barbeau ne s'était pas imaginé couvert de brillance par association et ne s'est pas tout simplement retrouvé déçu lorsque confronté à la réalité "ordinaire" des gens "brillants".

Ceci dit, j'ai mentionné l'incrédulité. Maintenant j'aborde la tristesse que ces propos ont évoquée en moi. Il ne faut pas oublier que le 2% à une extrémité de l'échelle est tout aussi marginal que le 2% à l'autre extrémité et ce, quelle que soit l'échelle. En tant que minorité différente, les individus qui se retrouvent aux extrémités sont souvent rejetés par la majorité. Qu'on parle de grandeur (on dit trouver les femmes grandes jolies mais personne n'ose leur parler quand elles font plus de 6'2" et elles se retrouvent souvent seules et complexées), de poids (les anorexiques et les obèses inspirent le même malaise et le même rejet), d'intelligence telle que mesurée par un test de QI (les imbéciles et les génies sont tout aussi incompris, méprisés et rejetés, voire persécutés) ou encore qu'on parle de sélection naturelle (l'arbre qui s'élève plus haut que ses congénères est coupé par le vent tout comme celui qui ne parvient pas à trouver le soleil et qui est rabougri aux pieds des autres). Les systèmes ont souvent tendance à niveller les individus pour former une masse plus ou moins homogène. C'est "normal".

Vient maintenant la fiction populaire des caractéristiques dites "désirables". Qu'on se le dise tout de suite : à l'extrême, aucune caractéristique n'est réellement désirable dans la vraie vie. Ni l'intelligence, ni la beauté, ni la richesse, ni la taille, ni la couleur des cheveux, ni la fertilité, ni l'aisance sociale, ni la générosité. Qui n'a jamais entendu ce genre de propos : "… ce troupeau d'inadaptés sociaux…", "… elle est trop belle, elle doit être snob et inapprochable…", "… il est tellement riche qu'il en oublie les vraies valeurs…", "… Hé le grand, ton cerveau doit manquer d'oxygène à c't'altitude-là…", "… tellement blonde qu'elle est presqu'albinos…", "… coudonc, c'est-tu des lapins ce monde-là…", "… ouais, y'a ben des chums mais y'a pas un seul vrai ami….", "… elle a tellement tout donné aux autres qu'elle s'est oubliée et elle est morte seule et sans le sou avant son temps…". Ça ne me paraît pas vraiment désirable.

Une petite anecdote de quand je faisais du "coaching" en classe de primaire comme parent bénévole : un enfant faisait un commentaire et s'est fait rabroué par ses compagnons: "… on sait ben, toi t'es bolé." J'ai eu froid dans le dos quand j'ai entendu sa réponse : "Non, c'pas vrai. R'garde, j'ai eu un D en français. J'suis comme vous autres." Ou que dire du directeur d'école qui m'explique gentiment avec toute la banalité du monde que chaque année, ils "perdent" au moins deux élèves de chaque classe, le plus cruche et le plus brillant "pis c't'année, c'est le vôtre." Il y a des programmes pour les décrocheurs, pour les élèves en difficulté, on a des spécialistes pour ceux qui sont "handicapés", mais qui s'occupe de l'élève qui comprend du premier coup et qui doit passer le reste de la matinée assis à regarder dehors en attendant que les autres arrivent au même point ? Et on dit que l'intelligence est valorisée ! Laissez-moi rire ; sinon, je vais pleurer.

En racontant ces anecdotes, je ne cherche pas à faire pitié mais simplement à faire comprendre une chose : les gens qui se retrouvent aux extrémités, quelle que soit l'échelle de mesure, sont une minorité et sont donc marginalisés et subissent ainsi les préjugés et l'incompréhension des autres dits "normaux" sur cette même échelle. Il n'en demeure pas moins que ce sont des êtres humains, avec tout ce que ça implique de force, de faiblesse, de sensibilité et de richesse et qu'ils méritent un minimum de respect et de tolérance.

Je ne crois pas que les gens de Mensa se pensent supérieurs aux autres en tant que personnes. Mais leur capacité à faire des liens rapidement entre différents éléments leur permet de tirer beaucoup de leurs expériences de vie. Ce sont souvent des gens d'une grande sensibilité qui ne se prennent pas trop au sérieux. Faut-il leur tenir rigueur du fait qu'ils ne répondent pas à vos attentes, Monsieur Barbeau ? Faut-il leur en vouloir de n'être que des êtres humains après tout ?

Que les gens de Mensa se regroupent en "troupeau" où ils peuvent se sentir compris et acceptés avec toutes les facettes de leur personnalité ne fait d'eux que des être plus humains encore et je suis fière, pour ma part, de faire partie d'un groupe qui sait voir les différences individuelles comme une richesse plutôt que comme une justification au mépris et à l'ostracisme. Moi, je connais mon QI mais ce n'est pas ça qui me distingue le plus,. Non, ce qui me distingue, c'est ma capacité longuement développée de voir la beauté et la valeur dans le cœur et l'esprit de mes semblables plutôt qu'en leur façon de tenir une fourchette ou de vider un pot de relish.

Marie-Pascale Michaux,
Mère, Planificatrice de mission à l'Agence Spatiale Canadienne, écrivaine, épouse, femme, artisan du vitrail, psy des ordinateurs, éternelle étudiante, compagne des animaux, et être pluridimensionnel dont les facettes sont aussi variées et éblouissantes que celles d'un diamant pour qui sait les reconnaître.

 

 

 

 

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